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mercredi 9 mai 2012

L’Islande….un exemple à suivre ABSOLUMENT

Je reproduis un excellent billet publié sur: Médiapart

 

Après son refus de payer sa dette, l’Islande fera le triple de la croissance de l’UE en 2012

24 Janvier 2012 Par la garnie

23 janvier 2012 Posté par benji sous Argent et politique 12 commentaires

Je ne cesserai jamais de répéter que l’Islande est LE pays à prendre en exemple,même s’il est complètement ignoré des médias, s’il est loin ou quelle qu’en soit la raison pour ne pas en parler, c’est le pays à suivre! Payer pour les banques? Même pas en rêve, là bas ils ont été emprisonnés! Sauver les banques? Elles ont été nationalisées. Quand à la croissance actuelle, elle se porte au mieux.

Islande a terminé l’année 2011 avec une croissance économique de 2,1% et selon les prévisions de la Commission européenne, elle va faire le triple du taux de croissance attendu pour l’UE en 2012 (La croissance de l’UE est prévue à 0,5% en 2012 contre 1,5% en Islande). Pour 2013 la croissance devrait atteindre 2,7%, principalement à cause de la création d’emplois. L’Islande est le pays qui a nationalisé les banques privées et qui a emprisonné les banquiers responsables de la crise.L’Islande a été le seul pays européen qui a rejeté par un référendum citoyen le sauvetage des banques privées, laissant s’effondrer certaines d’entre elles et jugeant de nombreux banquiers pour leurs crimes financiers.

Pendant ce temps dans un pays comme l’Espagne, le ministre l’économie qui fut un grand responsable chez Lehman Brothers, a maquillé les soldes bancaires et a gonflé les résultats pour faire croire à une solvabilité du système financier résultant de la dérèglementation des marchés mais ce dernier a fini par s’effondrer.

Glitnir, Landsbankinn et Kaupthing furent les banques nationalisées en 2008 pour éviter leur faillite et qui furent placées sous contrôle démocratique, plutôt que de profiter d’injections inconditionnelles de capitaux publics, comme en Espagne ou dans les autres pays européens. En juin dernier, l’une d’elle Landsbankinn, a annoncé son intention de rembourser les intérêts aux détenteurs d’hypothèques pour compenser les citoyens de payer leurs pertes.

La révolte pacifique a débuté en 2008, sans que celle-ci soit décrite dans les pages des grands médias européens, qui ont mentionné dans des notes en bas de page que ce pays était un dangereux exemple à suivre. À la fin de 2008, l’ensemble des dette de l’Islande égalait à 9 fois son PIB. La monnaie s’est effondrée et la Bourse a suspendu ses activités après une baisse de 76%.

Le pays a fait faillite et a ensuite reçu un prêt de 2 100 millions de dollars du FMI et 2 500 millions de dollars provenant des pays nordiques et de la Russie. Le FMI, comme d’habitude, a exigé, en échange des mesures « d’ajustement » soit des coupures dans les dépenses sociales qui ont provoqué la colère de la population, la chute du gouvernement et la convocation d’élections anticipées au début de 2009 dans lesquelles la gauche a remporté la majorité absolue et provoquant l’effondrement du Parti de l’Indépendance, un parti conservateur, qui était traditionnellement la force dominante dans le pays, qui n’a conservé que 23,7% des voix.

Le Mouvement Gauche-Vert a gagné 21,7%, Alliance sociale-démocrate 29,8%, le Parti progressiste 14,8% et Mouvement des citoyens 7,2%.

Johanna Siguroardottir a été choisi pour diriger le gouvernement réunissant des sociaux-démocrates, et les écologistes de gauche. En 2010, on a mis sur pied une assemblée constituante de 25 membres, des « citoyens ordinaires » pour réformer la Constitution. Cette même année, le gouvernement a soumis à un référendum sur le paiement ou non de la dette contractée par les banques privées en faillite au Royaume-Uni et dans les Pays-Bas, mais 90% des gens ont refusé de payer.

Ses citoyens ont voté non à cause de l’effondrement de la Banque Icesave et les gouvernements de ces pays couvrent les dépôts à capitaux publics. Le FMI a gelé les prêts en espérant que l’Islande finirait par payer ses dettes illégitimes.

En septembre 2010, l’ancien Premier ministre Geir Haarde a été mis en procès pour négligence dans la gestion de la crise. Interpol a également émis un mandat d’arrêt international contre l’ancien président de Sigurdur Einarsson. En avril 2011, les citoyens ont de nouveau dit non à un nouveau référendum sur le paiement de la dette.

Après cela, au mois de décembre la banque Landsbanki a décidé de retourner une partie de la dette. Le montant total des sommes versées par Landsbanki, selon Icenews à 350 milliards de couronnes, soit environ 33% de la dette totale. Pourtant, « les comptes Icesave ne représentent seulement 4% des obligations des institutions financières du pays, soit environ 4000 millions d’euros. 96% restant ne pouvait pas être renvoyé aux créanciers, car il était complètement impossible de le faire parce que le paiements d’intérêts chaque année aurait dépassé les revenus du pays.

Dans les mots de l’économiste Jon Danielsson : « Les (banques) ont accumulé une dette égale à plusieurs fois le PIB annuel. Il n’y a aucune possibilité que les citoyens puissent payer cette dette. »

Il y a quelques jours, les responsable de la Fiscalité en Islande ont inculpé deux officiers supérieurs des banques qui ont commis des fraudes au moyen de prêts non autorisés pendant les opérations qui ont conduit à son système financier à s’effondrer en 2008 : l’ancien PDG responsable de la faillite de Glitnir, Larus Welding et le responsables des finances de l’entreprise, Gudmundur Hjaltason. Ils auraient abusé de leur position pour fournir environ 102 millions d’euros sans la permission, sans garanties de la part des bénéficiaires et sans avoir consulté le département de gestion des risques.

Les agences de notation Moody, Standard & Poor et Fitch font pression pour punir l’endettement sans grand succès et toujours en essayant d’ignorer la reprise économique dans ce pays. Par ailleurs, en 2008, quelques mois avant l’effondrement de ses banques, le pays jouissait encore de la cote triple A donnée par ces mêmes organismes.

* Journaliste.  Www.contralatortura.cl Dispatch

No de billet: 151-21-50-90-1

mercredi 25 avril 2012

En Islande, Le peuple met dehors les politiciens…ca c’est de la démocratie

 

Je reproduis un excellent billet de Zébuzzéo

 

mercredi 29 février 2012

Révolution en Islande le peuple chasse ses politiciens, silence total des médias

C'est assez dur à croire, mais ce qu'il faut bien appeler une révolution du peuple, par le peuple, pour le peuple, se déroule actuellement en Islande, remarquez au passage le silence odieux des caniches qui nous servent de médias. L’information n'est presque pas pas relayée.
Pourtant, la nature des évènements en cours en Islande est sidérante : Un Peuple qui chasse la droite au pouvoir en assiégeant pacifiquement le palais présidentiel, une « gauche » libérale de remplacement elle aussi évincée des « responsabilités » parce qu’elle entendait mener la même politique que la droite, un référendum imposé par le Peuple pour déterminer s’il fallait rembourser ou pas les banques capitalistes qui ont plongé par leur irresponsabilité le pays dans la crise, une victoire à 93% imposant le non-remboursement des banques, une nationalisation des banques, et, point d’orgue de ce processus par bien des aspects « révolutionnaire » : l’élection d’une assemblée constituante le 27 novembre 2010, chargée d’écrire les nouvelles lois fondamentales qui traduiront dorénavant la colère populaire contre le capitalisme, et les aspirations du Peuple à une autre société.

Alors que gronde dans l’Europe entière la colère des Peuples pris à la gorge par le rouleau-compresseur capitaliste, l’actualité nous dévoile un autre possible, une histoire en marche susceptible de briser bien des certitudes, et surtout de donner aux luttes qui enflamment l’Europe une perspective : la reconquête démocratique et populaire du pouvoir, au service de la population.
1. Quand l’Islande réinvente la démocratie Le 16 décembre 2010
Depuis le samedi 27 novembre, l’Islande dispose d’une Assemblée constituante composée de 25 simples citoyens élus par leurs pairs. Son but : réécrire entièrement la constitution de 1944 en tirant notamment les leçons de la crise financière qui, en 2008, a frappé le pays de plein fouet.
Depuis cette crise dont elle est loin d’être remise, l’Islande a connu un certain nombre de changements assez spectaculaires, à commencer par la nationalisation des trois principales banques, suivie de la démission du gouvernement de droite sous la pression populaire.
Les élections législatives de 2009 ont amené au pouvoir une coalition de gauche formée de l’Alliance (groupement de partis composé des sociaux-démocrates, de féministes et d’ex-communistes) et du Mouvement des Verts de gauche. C’était une première pour l’Islande, tout comme la nomination d’une femme, Johanna Sigurdardottir, au poste de Premier ministre.
Très vite, le nouveau gouvernement se trouve face à un problème épineux : le règlement aux Pays-Bas et au Royaume-Uni d’une dette de 3,5 milliards d’euros suite à la faillite d’Icesave, banque en ligne dont les opérations étaient tournées principalement vers ces deux pays.
Sous la pression de l’Union européenne, à laquelle les sociaux-démocrates souhaiteraient adhérer, le gouvernement fait voter en janvier 2010 une loi autorisant ce remboursement, ce qui reviendrait, pour chaque Islandais, à débourser pendant huit ans une somme d’environ 100 euros par mois.
Mais le président de la République refuse de ratifier la loi, dont le texte est alors soumis à un référendum. À plus de 93%, les Islandais votent contre le remboursement de la dette (6 mars), et depuis le problème reste en suspens.
C’est dans ce contexte que l’Islande décide de modifier sa constitution, qui en fait n’a jamais été vraiment rédigée : lorsqu’en 1944 la république avait été proclamée, on s’était contenté de recopier dans les grandes lignes la constitution du Danemark, pays dont l’Islande dépendait depuis plusieurs décennies, en remplaçant simplement le terme de “roi” par celui de “président de la République”.
C’est donc une nouvelle constitution qu’il s’agit d’écrire entièrement, et pour cela on a décidé de faire confiance au peuple souverain. Il y a eu d’abord un appel à candidatures (tout le monde pouvait se présenter à l’exception des élus nationaux, à condition d’avoir dix-huit ans révolus et d’être soutenu par au moins trente personnes) auquel ont répondu 522 citoyennes et citoyens. C’est parmi eux qu’ont été élus les 25 constituants.
Ces derniers commenceront à se réunir à la mi-février et rendront leur copie avant l’été. Parmi les propositions qui reviennent le plus souvent, on peut noter la séparation de l’Église et de l’État, la nationalisation de l’ensemble des ressources naturelles et une séparation claire des pouvoirs exécutif et législatif.
Certes, l’Islande n’est qu’un petit pays d’environ 320 000 habitants. Elle donne cependant là une belle leçon de démocratie aux grands États dont la France : songeons que, dans notre pays, la réforme constitutionnelle de 2008 a été entièrement rédigée à l’Élysée, et que les parlementaires ne l’ont adoptée qu’à deux voix près après avoir été soumis pendant des semaines à des pressions intolérables de la part du chef de l’État.
2. L’Assemblée constituante a été élue en Novembre
Un jour, il y a quelques mois, un anglais passant par Paris, rencontré à la librairie Lady Long Solo, nous alertait sur la révolution en Islande. Quelle révolution ? On n’en entend parler nulle part.
Une rapide recherche google ne donne rien du tout, aujourd’hui, ni en associant le mot « révolution », ni même « crise », où l’on ne trouve que des détails sur la crise financière, effectivement à l’origine de cette révolution, qui a eu lieu en 2008, dans ce pays d’à peine plus de 300 000 habitants, classé au deuxième rang mondial sur l’indice du développement humain, l’IDH, derrière la Norvège, à la veille de cette crise, en 2006.
Confronté alors à la faillite brutale du système bancaire, le peuple était descendu dans la rue. Du jamais vu au pays des jeysers d’eau chaude. La droite avait aussitôt dû céder la place à la gauche. Et, pour commencer, les banques avaient été nationalisées.
Notre informateur anglais en avait entendu parler pour les projets législatifs de liberté totale pour internet, tels que des sites anglais pensaient à s’héberger là. Plus encore, il insistait pour parler d’une véritable révolution, sans pouvoir la décrire plus, mais s’étonnant qu’on n’en ait jamais entendu parler.
Cherchant alors avec obstination, on a fini par voir des images du palais présidentiel assiégé par une foule qu’on qualifierait ici sans hésiter d’anarcho-autonome.
En plus des drapeaux noirs, on pouvait deviner dans la foule une forte composante de citoyenneté de type écologiste. Et on comprenait que le pauvre malheureux flic, tout seul devant le palais présidentiel, ait rapidement dû se rendre sous la pression de la foule.
Celle-ci, néanmoins pacifique, n’usait que de casseroles et autres objets bruyants, selon la méthode argentine du cacerolazo, qui a su s’avérer très payante aussi là-bas.
Le président avait plié bagage. Un nouveau gouvernement s’était institué. Mais, quelques temps plus tard, celui-ci avait la mauvaise idée de proposer le remboursement de la dette des banques vis-à-vis du Danemark ou de la Grande Bretagne. Le peuple est de nouveau descendu dans la rue.
Un référendum sur la question était imposé par volonté populaire, et une petite majorité de 93% rejetait l’accord prévu par les gentils gouvernants. Parmi les informations glanées, cette image saisissante de l’agora dans les bains publics chauds, où le peuple s’assemble tous les matins pour débattre de comment refaire le monde.
Consécration de cette révolution, l’élection d’une Assemblée constituante, le 27 novembre 2010, évènement peut-être plus considérable que la nuit du 4 aout 1789 où était votée l’abolition des privilèges, dont on ne se serait pas aperçu sans la vigilance de Truks en vrac, de notre ami B.Bec, du Gers, relayant le CADTM, ou de Jean-Luc Mélenchon, qui trouve là une similitude avec ses propres thèses constitutionnalistes, mais ne semble pas voir plus loin que le bout de son nez anti-capitaliste.
Merveille de la désinformation. Un évènement aussi considérable qu’une véritable révolution démocratique, telle qu’on n’en a jamais vue en Europe, peut se produire sans que la presse, ni google, ne permettent d’en savoir quoi que ce soit.
C’est sûr qu’à l’heure de la consolidation anti-démocratique que vivent la plupart des pays européens, l’exemple islandais ne fait pas vraiment l’affaire de nos régimes policiers, qui montrent là encore leur aptitude à verrouiller rigoureusement la conscience collective.
On aimerait assurément en savoir plus sur cette révolution islandaise. Voilà des mois que Paris s’éveille rêve de téléporter sa rédaction pour un reportage approfondi au pays des chasseurs de baleines et d’utopie. S’immerger dans les bains chauds de la révolution démocratique fait certes envie, surtout vu du cœur de notre hiver sécuritaire.
Il faut s’imaginer les 25 « simples citoyens » qui vont plancher sur la constitution idéale. Le souffle de l’humanité devrait se retenir. Où l’on verra probablement qu’il n’est pas difficile de faire mieux que toutes les figures de pseudo-démocraties qui se sont déclinées jusqu’ici sur les cinq continents.
source : parisseveille.info

à l'adresse 12:26

No de billet: 401-21-40-52-1

vendredi 6 avril 2012

L’effet des médias sociaux sur la démocratie

Voici le commentaire que je viens d’envoyer à un papi-el de Mathieu Bock-Coté paru dans le Journal de Montréal

Mathieu...Bravo j'ai acheté ton volume." Fin de cycle".que j'ai dévoré...avec délectation...et je lis tout ce que tu publies. Des fois je suis parfaitement en accord avec toi..et d'autres fois...j'ai de grosses réserves....
Je suis  un vieux grincheux dei 53 ans... Diplômé universitaire et ancien attaché politique d'une ministre sous Lucien Bouchard.
Je me considère comme un vrai branché...depuis plus de 17 ans.
Pour revenir à ton article, je retiens un passage que je trouve super important: quand tu dis et je te cites:

" je suis bien ambivalent sur l’effet des réseaux sociaux sur la démocratie. Oui, ils l’approfondissent peut-être. Mais ils pourraient bien aussi en creuser la tombe."

Ma réflexion sur les réseaux sociaux et sur leurs effets sur la société en général est rendu à la création d'une page Google+ sur la E-Démocratie: ( voir ici https://plus.google.com/b/106327348773805630757/106327348773805630757/posts)

La création d'un mouvement E-Démocratie qui utilisera internet et les médias sociaux pour retourner le pouvoir démocratique du peuple aux peuples lui-même.  La démocratie est malade quand des entreprises privées cotent des pays de AA-- B- etc...à partir de critères qui sont manipulés par les multinationales..du pétrole..et leurs sous-fifres.

Je crois qu'on en est rendu là...Qu'en penses tu???

Mots clés Technorati : ,

No de billet: 44-21-40-60-1

mercredi 4 avril 2012

Les Médias Sociaux au service de la E-Démocratie??? Un exemple factuel

 

Droits de scolarité au Québec

Grève étudiante et communications à l'ère d'Internet

Mise à jour le mardi 3 avril 2012 à 17 h 04 HAE

La présidente de la FEUQ, Martine Desjardins.

La présidente de la FEUQ, Martine Desjardins.

Internet et les médias sociaux sont au cœur de la stratégie de communication des étudiants en grève.

Ils servent bien sûr de courroie de transmission de l'information entre les associations et leurs membres, mais sont surtout d'extraordinaires plateformes pour faire passer le message étudiant dans la population et contrecarrer le discours du gouvernement.

« Les communications, c'est non seulement important, mais c'est crucial dans cette campagne-là », expose Martine Desjardins, présidente de la Fédération universitaire du Québec (FEUQ).

Beaucoup de choses ont changé depuis le dernier grand mouvement étudiant, en 2005. La présidente de la FEUQ estime qu'en 2012, être présents sur les médias sociaux comme Facebook est désormais indispensable.

« Ce n'est pas juste un site Internet que cela prend maintenant, ça prend un compte Twitter, ça prend un compte Facebook », estime-t-elle.

Martine Desjardins ajoute qu'un « évènement » Facebook doit être créé pour chaque action menée par les étudiants, sans quoi ces actions n'existent tout simplement pas.

La page Facebook de 1625 $ de hausse : ça ne passe pas (FEUQ et FECQ).

La page Facebook de 1625 $ de hausse : ça ne passe pas (FEUQ et FECQ).

Relayer de l'information et influencer l'opinion publique

Chaque réseau social est utilisé par les étudiants en fonction des caractéristiques qui lui sont propres. Par exemple, Twitter est davantage utilisé par la FEUQ pour ce qui est des communications médiatiques, soit transmettre des communiqués aux médias ou encore pour tout ce qui touche aux affaires publiques.

« Mais pour rejoindre nos membres, c'est vraiment Facebook ou encore le site Internet », précise Martine Desjardins.

Ainsi, dès que des articles, des entrevues ou des reportages touchant à la hausse des droits de scolarité et au mouvement de contestation des étudiants sont mis en ligne par de grands médias, les associations les relaient sur leur page Facebook.

Même son de cloche du côté de la Coalition large de l'ASSÉ (CLASSE), où l'on considère que les médias sociaux constituent de bons moyens de rendre les initiatives étudiantes publiques. Selon Julien Royal, délégué responsable des médias sociaux à la CLASSE, les réseaux sociaux permettent aussi aux associations étudiantes de partout dans la province de coordonner elles-mêmes leurs actions sans toujours avoir recours à l'exécutif national.

« Cela permet aussi de faire passer le discours des étudiants directement auprès de la population, sans avoir recours à un porte-parole », ajoute Julien Royal.

Ces moyens de communication forts prisés par les associations et les fédérations étudiantes ont l'avantage, en plus de leur efficacité, de ne pas engager de frais importants pour les étudiants.

Le fil Twitter de la CLASSE

Le fil Twitter de la CLASSE

« Vraiment, ça ne coûte pas cher. D'ailleurs, les personnes qui le font sont principalement des exécutants, donc c'est à même leur travail comme exécutant national qu'ils ont à faire cela », explique la présidente de la FEUQ.

Lors de grands événements nationaux qui nécessitent la présence de la permanence de la FEUQ sur le terrain, comme la manifestation du 22 mars, la fédération étudiante passe le relais à des bénévoles qui s'affairent à publier les informations pertinentes sur Twitter et Facebook.

« Parce qu'on s'est rendu compte, notamment le 10 novembre, que cela prenait beaucoup plus que l'exécutif en place pour être capables de fournir », constate Martine Desjardins.

À la CLASSE, les élus sur l'exécutif s'occupent des comptes officiels sur Facebook et Twitter, mais on compte beaucoup sur les membres pour alimenter les médias sociaux, par exemple en publiant des photos lors de manifestations ou encore en réalisant des vidéos partagées sur Internet.

De son côté, la FEUQ dit aussi se servir des médias sociaux pour tenter d'influencer l'opinion publique. Si, par exemple, un média sonde ses lecteurs en ligne sur une question touchant les étudiants, les fédérations et associations se servent des médias sociaux pour inviter leurs membres à aller voter afin d'influencer le résultat du sondage.

« Ce ne sont pas juste les manifestations dans la rue qui font leur effet, les médias sociaux ont un grand rôle à jouer, parce qu'il y en a beaucoup qui vont aller s'informer via les réseaux sociaux. Donc souvent, aussi, c'est une façon d'aller - je n'aime pas utiliser le terme - mais un peu contrôler l'opinion publique, du moins, de l'influencer », affirme Martine Desjardins.

Selon Julien Royal, de la CLASSE, sans qu'il y ait de consigne précise au niveau national, les étudiants vont par eux-mêmes ajouter leurs commentaires dans des articles relayés sur les pages consacrées à la grève dans les réseaux sociaux. « C'est sûr que si on met le lien vers un article sur Facebook, où nous avons de nombreux membres, et qu'il y a 500 « J'aime », il risque d'y avoir un bon nombre de personnes qui choisissent d'ajouter un commentaire dans l'article », précise-t-il.

Le site web 1625 $ de hausse, ça ne passe pas de la FEUQ et la FECQ.

Le site web 1625 $ de hausse, ça ne passe pas de la FEUQ et la FECQ.

Le web pour faciliter la communication

Le web a également un grand côté pratique pour l'organisation d'une campagne de l'ampleur de celle qu'on connaît actuellement au Québec. Par exemple, la FEUQ et la FECQ, qui ont lancé une campagne commune contre la hausse des droits de scolarité, mettent leurs affiches promotionnelles en ligne sur leur site Internet.

Les associations membres peuvent ainsi télécharger le matériel publicitaire et le produire elles-mêmes dans leurs établissements. « On a fait plusieurs journaux qu'on appelle La Voix étudiante et on peut aller directement les télécharger sur Internet, on n'a plus besoin de les imprimer. Ça coûte moins cher et cela permet une plus grande distribution, rapidement », ajoute Martine Desjardins.

Des exemples concrets : une manifestation Twitter!

La présidente de la FEUQ, Martine Desjardins, cite quelques exemples concrets pour démontrer la force du mouvement étudiant sur le web. Elle souligne que, l'automne dernier, il y a eu « pour la première fois de l'histoire du mouvement étudiant » une manifestation sur Twitter.

« L'Université de Montréal avait acheté des publicités dans le cadre de l'émission Tout le monde en parle, à grands frais, et donc les étudiants ont voulu démontrer qu'avec zéro coût on était capable de faire la même chose », relate Martine Desjardins. À l'initiative de la Fédération des associations étudiantes du campus de l'UdeM (FAECUM), des étudiants ont donc entrepris d'envoyer de nombreux messages sur Twitter pendant l'émission, suivie et commentée chaque semaine en direct par de nombreux utilisateurs du réseau social en utilisant le mot-clé #tlmep.

C'est une machine d'influence, et cela nous permet de faire passer notre message, notre argumentaire.

— Martine Desjardins

Site contre site

La FEUQ attire aussi l'attention sur la réplique du mouvement étudiant à la mise en ligne, en novembre dernier, du site web droitsdescolarite.com par Québec, au lendemain d'une manifestation ayant réuni plusieurs milliers d'étudiants à Montréal. Le gouvernement avait investi 50 000 $ pour la création, la mise à jour et la promotion de ce site web qui exposait ses arguments pour la hausse des droits de scolarité.

« Les étudiants, en l'espace de 48 heures, ont créé à la fois un site Internet francophone, mais aussi anglophone : une copie conforme du site du gouvernement, avec des chiffres différents et un argumentaire différent aussi. C'est une réponse tout à fait adaptée à ce qui avait été lancé par le gouvernement, et on trouve que c'est une belle façon de leur répondre », analyse Matine Desjardins.

À gauche, le site fait par des étudiants reproduisant le même modèle que celui lancé par le gouvernement en novembre 2011.

À gauche, le site fait par des étudiants reproduisant le même modèle que celui lancé par le gouvernement en novembre 2011.

Si la FEUQ juge que le gouvernement a « a investi des sommes incroyables » dans le cadre de cette campagne, la fédération étudiante n'a eu qu'à débourser quelques dollars pour l'achat du nom de domaine de son site web.

« Les étudiants qui travaillent là-dessus sont bénévoles. Ils le font parce qu'ils croient en la cause, ils le font parce qu'ils ont le talent pour le faire, et en même temps, cela les amuse d'aller créer des sites Internet », explique la dirigeante de la FEUQ.

Quant à ses bons coups en ligne, la CLASSE cite l'exemple de la vidéo « Ce printemps, ensemble, bloquons la hausse », où de nombreux artistes québécois se prononcent contre la hausse des droits de scolarité. La vidéo, qui a été vue plus de 95 000 fois sur YouTube, a été réalisée par des étudiants de l'UQAM. Ces derniers ont offert à la CLASSE de mettre leur logo à la fin de l'extrait vidéo.

Julien Royal souligne aussi d'autres initiatives, comme des films réalisés lors de l'HAUSSEtie d'show, spectacle organisé par la CLASSE, des banderoles invitant à manifester le 22 mars sur Facebook et les discussions lancées sur Twitter lors du passage de Gabriel Nadeau-Dubois à l'émission Tout le monde en parle.

Finalement, la présidente de la FEUQ, Martine Desjardins, estime que tous ces exemples montrent bien la débrouillardise des étudiants. « Les étudiants sont imbattables en ce qui a trait aux médias sociaux et Internet », conclut-elle.

D'après des entrevues réalisées par Benoît Giasson et Johanne Lapierre de Radio-Canada

 

No de billet: 92-21-40-40-1

mardi 3 avril 2012

Goldman-Sachs: La banque-Gouvernement mondial parallèle???

Je reproduis un excellent billet paru sur le blogue ZeBuzzeo
Un banquier scandalisé raconte : Pourquoi je quitte Goldman Sachs

 

Pourquoi je quitte Goldman Sachs

Greg Smith démissionne aujourd'hui de son poste de directeur exécutif de Goldman Sachs , il raconte pourquoi il ne croit plus en eux.
Aujourd'hui, c'est mon dernier jour chez Goldman Sachs. Après presque 12 ans passé dans l'entreprise - d'abord comme stagiaire , puis à New York pendant 10 ans, et maintenant à Londres - je crois que j'ai travaillé assez longtemps pour comprendre sa culture. Et je peux honnêtement dire que son activité est toxique et destructrice comme je l'ai jamais vu auparavant dans ma carrière.
Pour expliquer le problème dans les termes les plus simples, je dirai que les intérêts du client continuent de passer au second plan dans la manière dont l'entreprise fonctionne et pense à faire de l'argent. Goldman Sachs est l'une des banques d'investissement au monde les plus importante et fait partie intégrante de la finance mondiale qui continue d'agir de façon prédatrice sur l'économie. La firme a été si loin dans sa manière d'agir, que je ne peux plus, en conscience, dire que je m'identifie à ce qu'elle représente.
Cela peut sembler surprenant, mais la culture d'entreprise a toujours été une partie essentielle de la réussite de Goldman Sachs. Tout tournait autour du travail d'équipe, l'intégrité, un esprit d'humilité, et toujours au service de nos clients. Cette culture était la recette secrète qui nous a permis de gagner la confiance de nos clients pendant 143 ans. Ce qui comptait au premier chef n'était pas seulement de faire de l'argent, ce qui ne suffit pas à faire perdurer une entreprise pendant si longtemps. Je suis triste de vous dire que quand je regarde autour de moi aujourd'hui je ne voit pratiquement plus aucune trace de la culture qui m'a fait aimer travailler pour cette entreprise pendant de nombreuses années.

J'ai été choisi parmi 30.000 employés comme pour apparaitre sur notre clip de recrutement, qui est diffusé sur tous les campus et collèges partout à travers le monde.
Je savais qu'il était temps de partir quand j'ai réalisé que je ne pouvais plus regarder les étudiants que je visitais droit dans les yeux et leur dire que Goldman Sachs est l'endroit idéal où travailler.
Au cours de ma carrière, j'ai eu le privilège de conseiller deux des plus grands hedge funds de la planète, cinq des plus grands gestionnaires d'actifs aux États-Unis, et trois des plus importants fonds souverains du Moyen-Orient et d'Asie. Mes clients ont un actif total de plus de 1000 milliards de dollars. J'ai toujours conseillé mes clients au mieux de leurs intérêts, même si cela doit signifier "moins d'argent pour la banque". Ce point de vue est de plus en plus remis en question chez Goldman Sachs. Un autre signe qu'il était temps de partir.

Comment en sommes-nous arrivés là ?
La firme a changé sa façon de concevoir le leadership. Aujourd'hui, si vous gagnez assez d'argent (et peut importe comment et au détriment de qui), vous serez promu à occuper un poste d'influence, y compris à la maison blanche.
Traitez-moi de banquier à l'ancienne, mais je n'aime pas vendre à mes clients un produit qui est mauvais pour eux.
Cela me stupéfie que la haute direction ne comprenne pas cette vérité fondamentale: Si vos clients ne vous font plus confiance, ils finiront par cesser de faire affaires avec vous. Que vous soyez intelligent n'a aucune importance, si la clientèle pense que vous êtes un escroc, c'est fini pour vous !
Ces jours-ci, la question la plus courante dans la banque est : "Combien d'argent avons-nous gagné sur le dos de nos client?" Cela me dérange à chaque fois que je l'entends, car c'est une réflexion qui montre clairement la façon malhonnête dont ils se comportent envers ceux qui leur confient des fonds à gérer.
J'espère que ce que je révèle (même si beaucoup s'en doutaient déjà) fera bouger le conseil d'administration. Sans réputation vous n'aurez plus de clients, et sans clients vous ne gagnerez plus d'argent. En fait, vous finirez par disparaitre.

Mots clés Technorati : ,,

No de billet: 12-12-40-30-1